‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 90 sur 211 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les prëcédents, BLANCHE.

BLANCHE, levtnt les yenz, aperçoit Daabray, fait au gesle de joie, puis

apereevant Ganigoa.

Que fais-tu là?

CANIGOU

Pour vous servir, je reste.

BLANCHE

Va-t'en !

(Atee Impatience.) Va-t'en!

CANIGOU , bas, à Danbray.

N'avais-je pas raison? Décidément V bonheur a, je Tatteste, Porté malheur à toute la maison !

ENSEMBLE»

CANIGOU

Vous l'entendez, elle, qui d'ordinaire, etc., etc.

d'aubray.

Il a raison! elle avait, d'ordinaire.

Un front si pur, un air si radieux.

Et la voilà triste comme son père.

Sombre, et n'osant sur moi lever les yeux.

BLANCHE

A mes regards s'offrait un sort prospère ; Pour moi brillait un ciel si radieux!

Tout change, hélas! la fortune contraire.

En un instant a renversé mes vœux.

(Canigou sort sur uo second geste de Blancbe.)

BLANCHE, lo regardant s'éloigner.

Ah! monsieur Daubray, si vous saviez?..

i38 DIDIEE l'honnête HOMME.

DAUBRÂT.

Je sais tout... j'ai appris la fortune c[ui de nouveau nous sépare... mon rêve n'aiura pas duré longtemps!., n'importe!.. il vous assure ma reconnaissance éternelle» puisqu'il n'a pas dépendu de vous d'en faire une réalité!..

BLANGPE.

Et maintenant encore, si je le pouvais. ^

DAUBRAT.

Ociel!

Mais c'est impossible,., apprenez qu'à l'instant même où nous étions ruinés, M. de Montmorin, dont je devais épouser le fils, est venu réclamer notre alliance et la foi promise... et aujourd'hui que la fortune nous est revenue... comment rompre ce mariage?., mon père n'a jamais manqué à sa parole, et maintenant surtout, il se croirait déshonoré, s'il en avait seulement la pensée... comment alors l'y décider? comment oser même le lui proposer?

' DAUBRAV.

Vous avez raison, c'est impossible.

BLANCHE

Je l'ai tenté pourtant !

DAUBRAT.

Vous?..

BLANCHE

Oui, moi!., je ne sais comment je vous raconte tout cela... je ne le devrais pas peut-être... mais enfin...

DAUBRAV.

Achevez !.. achevez, de grâce !..

BLANCHE

Deux fois j'ai voulu lui parler de vous... mais mon embarras... et puis l'air sombre et sévère... qu'il n'avait peut-être pas, et que je croyais lui voir... tout a retenu sur mes lèvres l'aveu que j'allais lui faire... j'ai eu peur! Alors j'ai pensé qu'il valait mieux lui écrire... et j'ai glissé sur son bureau... sous sa main... une petite lettre dont je ne me rappelle pas les phrases... mais malgré sa parole donnée, je le suppliais de trouver quelque ipoyen de se dégager... car tout en rendant justice à mon fiancé... je ne croyais pas l'aimer... que bien au contraire, j'étais sûre d'en aimer rm autre...

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