‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 17 sur 446 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les précédents; JULES LEFEBVRE, HATHILDE, qu'il Utoi p»

Eh! oui. Dieu me pardonne! dis donc, Jaquelîne, il n'est presque pas changé. Ou je ne m'appelle pas Pierrot, ou c'est mon ancien maître, M. Jules Lefeb\Te.

Qui a prononcé mon nom ?

PIEBROT.

Comment, Monsieur, vons ne reconnaissez pas celui qui doit tout à Tos bontés, ce petit Pierrot que vous avez placé près de votre oncle, quand vous êtes parti pour l'Améiique ?

JULES

It serait possible!

Ajs de» Fitltt à marier.

Hé quoi! les jeux ont au ne reeQuaallre !

PIERROT

Ils ïoua auraient r'connu tonjours!- Ton aspect seul en mon «sur fall renaître Le soDieuir de niee preuiera beaux jours. 0 Iwrda chéris ! doui pays de la France! Lieux encbanteurs dont je m'ëlaia banni,

Je TOUS reTOis! heureux eelui Qui peut toucher, après quinte ana d'absence. Le Bol Datai. - -

(Donnanl lue poignée da mùa i, Fierrvt.) Et la main d'un ami!

PIERROT, à JaqiKlilK.

D'un ami, tu entends ; voilà un bon maître! Je présuppose

74 LS TIEnX GARGOH ET U P£TITJG lUJJl.

PIERROT

Oui ; qu'U EtTait vu à New-York un négociant français , Dommé Lefebvrti...

Ah ! mon Diea , j'y suis maiDtenant , et je devine d'où vient cette méprise ! 11 j a efiectivement à Nevr-York un de mes

compatriotes que l'on nomme Lefcbvre (des Lefebvre, il 7

en a partout). Celui-là est bien veuf et père de dix enfants; avec cette diffft'ence, qu'il est riche et que je n'ai rien; qu'il est négociant et que je suis militaire. (lîrui uog lattn da ta pooke.) Justement la lettre de mon oncle était adressée à U. Lflebvre, négociant. Mais où diable pouvais-je soupçonner '.... (Liunt la ictirc) (I Que tout soit oublié ; au reçu de ma lettre pars gur- « le-champ avec toute ta famille. » Le mot toute est souligné, j'ai cru que cela avait rapport à ma femme! Que faire, mes amis, et quel parti prendre?

PIERROT

Dame, il ne sera pas aisé de faire entendre raison à vot' oncle, parce qu'il a une passion pour les enfknls.

Eb bien! ne suis-je pas là ?

JAQUELINE

Ça ne lui suffit pas : son bonheur est de se voir entouré d'une légion de petites filles ou d'un régiment de petits garçons; quelquefois, il réunit dans son parc tous ceux du village. L'autre jour, il s'est fait jouer, pour sa fête, une comédie de H. Berquin, et il a fait venir de Paris des costumes qui sont encore dans le garde-meuble.

MATHILDE, qol a éwoU «tsc MMntion.

Vraiment!

JAQUELmE.

A» du lUinage de garfon.

Tons les enCantt do voisinage Avec leurs bonn's Mot t'uus ici, Afia d' jouer leur personnage.

HoD»ieur votre oocle ûlait ravi !

J'Étions presque h la scèu' dernière.

Et tout allait bien sans broncber.

Quand à huit beuc'a la troupe entier»

Put obligé' d" s'aDer coucher!

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