SCÈNE XÎL VICTOR, FRANVAL, AUGUSTE
M. FRAKVÂL, se levant et le regardant sortir.
Voyez-vous, le gaillard, je me l'econnais là. Voilà comme j'étais pour ma première maladie un peu importante, j'aurais franchi les escaliers; et il faut ça, parce qu'un malade, je dis un bon malade, ça ne se retrouve pas tous les joui's.
(U passe près de Victor et regarde son tableau.)
AUGUSTE
Oui, il faut souvent se dépêcher.
CAMILLE, soldant de la porte à droite , bas , à Auguste.
Je suis d'une inquiétude ; je viens de parler à Ducros; il ne veut rien entendre ;«t si on ne lui donne le tableau, il va faire saisir.
AUGUSTE, de même.
Ah! mon Dieu! comme ça va arriver; juste au milieu du
dîner. (Haut à Franyal. en riant.) Eh bien! VOUS dites doUC?
M. FRANVAL, qui, pendant ce temps, a toujours eu Tair de causer avec Victor.
Je disais que j'ai fait mon chemin , et que vous ferez le vôtre, parce que quand on a 'de l'ordre, de l'économie, et qu'on n'a pas de dettes...
AUGUSTE, à part.
Ça se trouve bien.
M. FRAIWAL.
Surtout quand on a de la conduite et des mœurs. (Aperce-
tant Camille qui a passé entre lui et Victor.) Quelle est CCtle JCUUC fille?
AUGUSTE
C'est elle qui préside notre petit ménage.
M. FRANyAL.
Quoi! vous avez une gouvernante tle cet âge! moi qui en ai renvoyé une de cinquante-cinq ans, parce que 'cela faisait jaser.
VICTOR
Non, Camille n'est pas ce que vous croyez ; elle est chez elle.
M. FRAfdVAL, s'inclinent.
Ce serait madame votre épouse! combien je suis désolé! aussi je me disais : il est impossible que des jmines gens aussi sages, aussi rangés...
Vous ne vous trompiez pas. Monsieur; nous sommes dignes