SCÈNE XTI
de votre estime; et cependant , il faut vous ravouer, Camille... ^
M. FRANVAL
Achevez.
CAMILLE
Est une jeune orpheline , élevée par eux, et qui ne connaît sur la ten^e d'autreâ parents , ni d'autres amis.
M. FRANVAL
Qu'entends-je , mes amis! quoi! vous pouvez rester ainsi?
CAMfLLE.
Et qui peut s'en offenser , qui peut hlâmer mon amitié ; ma reconnaissance? ne sont-ce pas mes frères^ mon unique famille? -
M. FRANVAL
D'accord, mon enfant. Mais songez donc que le monde...
CAMILLE
Ce monde dont vous me parlez s'est-il jamais occupé de m'aurait-il secourue? m'aurait-il protégée?
M. FRANVAL
Air : Le choix que fait tout le village. Mes chers enfants^ loin rrètre rigoriste. J'ai pour devise, iDclulgenco et bonté; C'est malgré moi qu'ici je yous attriste ; Mais je vous dois d'abord la vérité : L'opinion est un juge suprême Dont les arrêts veulent être écoutés :
Et les premiers, respectez-la vous-même.
Si vous voulez en être respectés.
VICTOR
Oui, Camille, Monsieur a raison, ou du moins il n'est qu'un seul moyen de ne pas nous séparer. (Avec émotion.) Auguste et Scipion vous aiment tous deux, et veulent vous prendre pour femme.
CAMILLE, à part.
Que diUil? lui, Victor? (on sonne.) v
AUGUSTE
Ah ! mon Dieu! c'est Ducros.
M. FRANVAL
Encore un convive?
AUGUSTE
Ah ! c'est Scipion.
4 os LÀ MANSAIipE DES ARTISTES.