‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 252 sur 446 · CAMILLE, VICTOR, AUGUSTE, DUCROS, SCIPION · texte numérisé non relu

CAMILLE, VICTOR, AUGUSTE, DUCROS, SCIPION

FRANVAL

DUCROS

Vous voyez, mes amis, que je suis de parole; et, malgré ce que m'a dit mademoiselle Camille, je viens chercher moîî enseigne, ou mes deux cents francs de loyer.

M. FRANVAL

Qu'est-ce que c'est? vous ne payez pas votre terme?

SClPlON.

Oui, quelquefois, par hasard.

M. FRANVAL

Voyez-vous les gaillards? ils ne me disaient pas cela? Monsieur, je suis leur caution ; et j'ai sur moi une quinzaine de louis au service de mes jeunes amis.

SCIPION

Merci, mon professeur, je vous reconnais bien là. Heureusement pour vous, nous voilà riches, et nous vous le rendrons, (a Ducros, lui donnant la bourse.) Tenez, farouchc* propriétaire, voilà le dernier argent que vous recevrez de nous, car demain nous déménageons.

DUCROS

Vous nous quittez?

SCIPION

Oui, mes amis, l'oncle de Camille, notre nouveau protecteur, nous offre chez lui, pour rien, un superbe appartement; et j'ai, sur-le-champ, passé bail sans vous consulter.

DUCROS

Pour rien!

auguste..

Oui, monsieur Ducros; voilà un bel exemple à suivre.

DUCROS, à part.

Diable! je suis fâché qu'ils s'en aillent, surtout à cause de

la petite. (Dounaut un papier à Auguste et à Victor.) Volci la quittance

écrite, et signée de ma main.

Ah! mon Dieu! (Bas à Auguste.) Dis donc, c'est l'écriture de ce matin, la déclaration anonyme.

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