‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 380 sur 446 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

Ont au moins uH cabriolet ^ ) Payé par les pompes funèbres. J^^ • On doit beaucoup à leurs secours ;

- Pourrait-on^ sans leur faire injure.

Les voir k pied, eux qui font tous les jours Partir tant de gens en voiture.

GERMONT

Et V0US9 ma chère nièce, que dites-vous de tout cela?

SIADAME DE MELCOURT.

Qu'il y a. beaucoup d'exagération.

Quoi! vous pensez que le docteur Rémy?..

MADAME DE BIELCOURT.

Moi, je n'en dis rien, parce que je ne puis pas le souffrir. C'est un homme insupportable, qu'on ne trouve jamais : toutes les dames en sont folles, et je ne sais pas pourquoi.

SOPHIE, à Toix basse.

Mais taisez-vous donc!

MADAME DE MELCOURT.

Et pourquoi donc me taire? je dis ce que je pense j il m'a enlevé mes spasmes nerveux, j'en conviens; cai' il guérit, c'est vrai, il guérit; il n'a que cela pour lui : il faut bien qu'il ait quelque chose.

DELMAR

Vous voilà! toujours injuste, exagérée quand vous n'aimez pas les gens.

MADAME DE MELCOURT.

Et VOUS, toujours prêt à partager l'engouement général.

GERMONT

Mais, ma nièce... mais. Monsieur...

MADAME DE MELCOURT.

Vous verrez ce que deviendra votre docteur Rémy. Malgré tous ses succès, je ne lui donne pas dix ans de vogue.

DELMAR

Eh bien! par exemple!

SOPHIE

Fi ! ma cousine; c'est indigne de vous !

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