‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 410 sur 446 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

EMMELIISE.

Oui^ oui^ je me rappelle ce baiser que vous m'avez donné; mais ne parlons plus de cela.

R1NV1LLE

Au contraire, parlons-en, comment! un baiser!

EMMELIKC.

Oui^ là, sur ma joue ; tu ne te rappelles pas que je me suis fâchée, et que je t'ai dit : « Charles, unissez, je le dirai à ma tante. » Mais je ne lui ai jamais rien dit.

RINVILLE.

Oui, oui, je me rappelle naaintenant.u je crois même que le lendemain j'ai recommencé.-

EMMELINE

Non, Monsieur, du tout, puisque c'était la veille de votre départ.

RINVILLE, à part.

Je respire , car j'avais peur d'avoir été trop hardi.

KMMELINE.

C'est le lendemain de ce jour-là que tu es paiti. Et tu te rappelles bien ce que nous nous sommes promis en nous quittant?

RINV1LI.E.

Oui, sans doute.

EMMELINE, regardant eu. Pair.

Vous savez bien, là-haut.

RINVILLË, inquiet et regardant comme elle.

Oui, là-haut, je me rappelle.

EMMELmE.

Eh bien ! Monsieur, je n'y ai pas manqué une seule fois; et vous?

RINVILLE.

' Ni moi non plus, (a pan.) Que diable cela peut-il être?

EMMELINE

Et toutes vos autres promesses, les avcz-vous tenues de même?

RINVILLE.

De même, je vous le jure.

i^8 LES PREMIERES ÀMOUKS.

Page 1