ACTE I, SCÈNE T
Air : Il me faudra quitter Vempire.
Elle est nalye autant qu'elle est jolie :
Ménagez-la; que sur ses volontés Jamais chez tous rien ne la contrarie^ Que ses désirs soient toujours écoutés :
Qu'en tous tos soins la complaisance brille, Que jamais rien ne lui soit reproché.
Soyez sans cesse à lui plaire attaché.
Car ayant tout le bonheur de ma fille,
BONNEMAIN
Et puis le mien par-dessus le marché.
A propos de cela^ belle-mère, sauriez-yous ce que veut dire cette lettre que je viens de recevoir à rinstant?
ITADAHB DR SAINT-ANDRÉ, la pareonrut.
Moi ? nullement ! une lettre anonyme ! songe-t-on à cela ?^ • si je vous montrais celles qu'on m'a écrites sur vous.
BONNEMAIN
Sur moi! je voudrais bien savoir...
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
J'ai bien d'autres choses à vous dire. Ayex-vous été chez ■ madame de Versée? %
BONMEMAIN. *^'
Et pourquoi?
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
Parce qu'elle ne viendra pas, si l'on ne va pas la chercher.
BONNEMAIN
N'y a-t-il pas les garçons de la noce?
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
11 faut que ce soit Tous-même^ entendez-vous; c'est ma sœur, la tante de votre fenune.
BONNEMAIN
Vous ne vous voyez jamais !
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
Dans le courant de l'année, c'est vrai; mais aux solennités de famille, aux mariages et aux enterrements, c'est de rigueur; mais allez donc, allez donc.