‹ ThéâtreChapitre 146 sur 251 · ACTE I, SCÈNE T · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE T

Air : Il me faudra quitter Vempire.

Elle est nalye autant qu'elle est jolie :

Ménagez-la; que sur ses volontés Jamais chez tous rien ne la contrarie^ Que ses désirs soient toujours écoutés :

Qu'en tous tos soins la complaisance brille, Que jamais rien ne lui soit reproché.

Soyez sans cesse à lui plaire attaché.

Car ayant tout le bonheur de ma fille,

BONNEMAIN

Et puis le mien par-dessus le marché.

A propos de cela^ belle-mère, sauriez-yous ce que veut dire cette lettre que je viens de recevoir à rinstant?

ITADAHB DR SAINT-ANDRÉ, la pareonrut.

Moi ? nullement ! une lettre anonyme ! songe-t-on à cela ?^ • si je vous montrais celles qu'on m'a écrites sur vous.

BONNEMAIN

Sur moi! je voudrais bien savoir...

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

J'ai bien d'autres choses à vous dire. Ayex-vous été chez ■ madame de Versée? %

BONMEMAIN. *^'

Et pourquoi?

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

Parce qu'elle ne viendra pas, si l'on ne va pas la chercher.

BONNEMAIN

N'y a-t-il pas les garçons de la noce?

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

11 faut que ce soit Tous-même^ entendez-vous; c'est ma sœur, la tante de votre fenune.

BONNEMAIN

Vous ne vous voyez jamais !

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

Dans le courant de l'année, c'est vrai; mais aux solennités de famille, aux mariages et aux enterrements, c'est de rigueur; mais allez donc, allez donc.

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