‹ ThéâtreChapitre 147 sur 251 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les PRÉCÉDENTS, M. DE SAINT-ANDRÉ, entrant par le fond. M. DE SAINT-ANDRÉ.

Eh bien! mon gendre, voici bien une autre afiaire! vous avez si mal pris vos mesures que Gollinet nous fait d.\£^ ^>^

210 II PLUS BEiU JOXIB SE LÀ TDC.

ne pourra venir ce soir, et que nous n'aurons pas d'orchestre.

MADAME DE SAnrr-ANDKÉ.

Ck)mment ! on ne danserait pas ?..

M. DE SAIIIT^ANDBÉ*

A moins que nous ne trouvions des amateurs parmi kn

convives.

BOHIŒMAni.

C'est ça, une musique d'amateurs, la jour de ses noces^ joli commencement d'harmonie !

M. DE SAlMT-AHMOft.

Mais allez donc, prenes une voiture, eourei au Conservatoire, s'il le faut; on fiiit ces choses-là 8oi-4iième.

BOKlfEMAIN.

Encore un voyage! Dites-moi, ma hrilêHooère, ne pourriesvous pas vous occuper de la partie musicale?

• MADAME DB SAINT'AIIDBÉ

Qui? moi ! dans l'état où je ^is> est-ce que je lepeux?est-ce que je songe à rien? est-il convenable que je quitte ma fille? bomuemain.

Dites donc; si on ne dansait pas du tout! la noce serait plu-

'M finie.

M. DB SAUrr-AlIDRÉ.

Y pensez-vous!

MADAME DB SAIOT-ANDRÉ

Et ma fille qui a une toilette de bal délicieuse ! j'aimeraismieux qu'on remit la noce à demain.

B0NNEMA1K-

A demain! non pas; c'est demain Iç 8j

M. DE SAINT-AHDRÊ.

Et puis, la grande raison, c'est que sur les billets d'invitation que j'ai composés moi-même, U est. question d'un bal ; c'est imprimé.

BOflHEMAIN.

Eh bien ! est-ce une raison pour que cela soit vrai?

M. DE SAINT-ANDRÉ

Oui, sans doute; et moi qui tiens scrupuleusement à la règle et à l'étiq nette, vous m'avez fait commettre, depuis huit jours, plus de fautes...

BOHmaiiAiif»

lloii

ÏGTE T^ sctNs y; su

M. DE SAINT-ANDBÉ.

Gertaineinent. D'abord il est question de votre mariage avec ma ûlleainée^ et je m'empresse d'envoyw à tous mes parentt, amis et connaissances ^ la circulaire de rigueur, annonçant que mademoiselle Estelle de Saint-André va épouser M. Bon* nemain^ receveur général; j'en ai envoyé jusqu'à Lyon et à B(Nrdeaux. Hé bien ! pas du tout^ Monsieur n'hait pas str.

SONMEMAIM.

Tiens ! qui est-ce qui est sûr de rien? Gomme si Je pouvais prévoir un changement d'inclination !

Au des Scythes et des Àfna$on$s, C'est une /chose ^ présent fort copaQu^oe :

Ne Yoit-pn pas chez pous, dans tous les r%Dgs^ Pour ramitiê, les plaisirs;, la fortune^ Changer d'idée ou bien de sentiments f L'ambition fait tourner bien des tètes :

Enfin pourquoi Toulez-yous^ de nos Jonrs^ Lorsque partout on Toit des girouettes ( . .

N'en pas trouver aussi chez les amours? \ N'en pas voir aussi ebez les amours ? (bis,)

MADAME DE SAITTr-A^DIt^.

Vous perdez là un temps précieux : jpart^ dçnc*

BOISNEHAUf.

Oui^ ma belle-mère; oui^ mon heau-përe. (aiM te.» la porte du fond.) Faites avancer ma voilure; il est bien temps que la mariage vienne me fixer; car depuis ce matin... {w ya à la porte

de la chambre à droite.)

MADAME DE SiLlNT-AKDllÉ| à BoaiMma^

Que faites-vous donc?

BOKNEMAIN.

C'est que je voudrais, avant 4P pi^rtir^ savoir où en est la toilette de ma femme, (u frappe à Aa pcurte.)

IVLSAf m dedana.

Qui est là?

BONNEMAIR. prenaat ime petite tOix*

C'e§t le marié.

JULES, en dedans.

Tout à l'heure^ on n'entre pas.

BONRISMAiN.

Qak'9ti-çê q^4sda sîgoiâe? ma femme n'est pas 8e»W.

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