R1NT1LLE
Un neTea!.^
DERYIÈRE.
Gela m'est égal.
R1NYILLE.
Je suis touché d*une façon extrême, D'nn accueil si patriarcal.
(â part.) Gomme prétendu l'on m'exile^ Gomme parent l'on me chasse déjà.
Il est Traiment fort difficile D*entrer dans cette maison-là.
Et puis-je savoir du moins?...
DERV1ÉRE.
Je te crois homme d'honneur, et je veux bien t'àchever ma confidence. Tu as été élevé avec ma fille, et elle a conservé de toi un souvenir qui nuit à mes projets et renverse mes plus chères espérances; car je voulais Tunir au fils d'un ancien ami, à M. de Rinville! un brave et excellent jeune homme que je porte dans mon cœur,; tu ne dois pas m'en vouloir.
RINVILI.E.
Non, Monsieur, non, il s%n faut, (a part.) C'est un excellent père que mon oncle.
DERV1ÈRE.
Je voudrais imaginer quelque prétexte, quelque ruse, pour lui présenter ce jeune homme sans qu'elle s'en doutât.
RINVILLE, souriant.
Voyez-vous, eh bien?
DERVIÉRE.
Mais j'ai besoin d'y penser à loisir, parce que je ne suis pas fort, je n'ai pas l'habitude de dissimuler avec ma fille ; si j'étais de quelque complot, elle le devinerait sur-le-champ.
RINVILLE, à part.
C'est bon à savoir.
«CÈNB Vîl. ' 493
DERVIÉRE.
Maintenant, tu connais ma position et la tienne j pour que je lui présente ce jeune homme, pour qu'elle le voie, il faut d'abord que tu t'en ailleS.
BnrviLLE.
Cela me piirait difficile.
DERVIÉRE.
En aucune façon ; elle ne sait pas que tu es ici, elle ne se doute pas de ton arrivée, et en partant sur-le-champ...
EMHELINE, en dehors.
Mon papa! mon papa!
DERVIÉRE.
Ah! mon Dieu! la voici, tais-toi, je suis sûr qu'elle fera comme moi, qu'elle ne te reconnaîtra pas.