‹ ThéâtreChapitre 211 sur 251 · R1NT1LLE · texte numérisé non relu

R1NT1LLE

Un neTea!.^

DERYIÈRE.

Gela m'est égal.

R1NYILLE.

Je suis touché d*une façon extrême, D'nn accueil si patriarcal.

(â part.) Gomme prétendu l'on m'exile^ Gomme parent l'on me chasse déjà.

Il est Traiment fort difficile D*entrer dans cette maison-là.

Et puis-je savoir du moins?...

DERV1ÉRE.

Je te crois homme d'honneur, et je veux bien t'àchever ma confidence. Tu as été élevé avec ma fille, et elle a conservé de toi un souvenir qui nuit à mes projets et renverse mes plus chères espérances; car je voulais Tunir au fils d'un ancien ami, à M. de Rinville! un brave et excellent jeune homme que je porte dans mon cœur,; tu ne dois pas m'en vouloir.

RINVILI.E.

Non, Monsieur, non, il s%n faut, (a part.) C'est un excellent père que mon oncle.

DERV1ÈRE.

Je voudrais imaginer quelque prétexte, quelque ruse, pour lui présenter ce jeune homme sans qu'elle s'en doutât.

RINVILLE, souriant.

Voyez-vous, eh bien?

DERVIÉRE.

Mais j'ai besoin d'y penser à loisir, parce que je ne suis pas fort, je n'ai pas l'habitude de dissimuler avec ma fille ; si j'étais de quelque complot, elle le devinerait sur-le-champ.

RINVILLE, à part.

C'est bon à savoir.

«CÈNB Vîl. ' 493

DERVIÉRE.

Maintenant, tu connais ma position et la tienne j pour que je lui présente ce jeune homme, pour qu'elle le voie, il faut d'abord que tu t'en ailleS.

BnrviLLE.

Cela me piirait difficile.

DERVIÉRE.

En aucune façon ; elle ne sait pas que tu es ici, elle ne se doute pas de ton arrivée, et en partant sur-le-champ...

EMHELINE, en dehors.

Mon papa! mon papa!

DERVIÉRE.

Ah! mon Dieu! la voici, tais-toi, je suis sûr qu'elle fera comme moi, qu'elle ne te reconnaîtra pas.

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