‹ ThéâtreChapitre 234 sur 251 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LEâfâECÉDENTS, CATHERINE, une lettre à U main. CATHERTNE , à Saint-Félix.

Me voici, me voici; je vous ai fait attendre, mais Madame n'en finissait pas. (voyant TiUebianche.) Tiens, c'est vous , mour sieur de Villeblanche?

M. DE VILLEBLANCHE

Bonjour^ bonjour, petite, (a Saint-Féiix.) Eh bieii! cdtfie ré ponse?

CATHERINE, à part.

J'étais bien sûre que nous ne tarderions pas à le voir, celui-là : c'est le doyen ; aussi hier, quand j'ai vu Madame ar- , river toute seule, je me suis dit :

AiB (lu yaudeviiie des Comices d'Athènes.

J'aurons d' la compagnie.

Les amoureux vont v'nir; Quand vient femme jolie.

Ça les fait accourir :

Plus j'en vois, plus ça m* fait plaisifé Le pays n'en a guère.

On en manque déjà; Et sur V nombre j'espère QuUl nous en restera.

(Tendant œ couplet, M. de Villeblanche et Saint-Félix lisent à Toix basse.)

SAINT-FÉLIX, à H. de Villeblanche.

Vous le voyez... (parcourant la lettre.) « La place que VOUS de-

« viez obtenir, et que vous n'avez point encore; votre état, « d'autres raisons inutiles à vous dire... »

M. D6 VILLEBLANCHE

jj m'en doutais; ta place ^ ton état^ ce n'est pas cela.

SAlNT-FÉUX.

^ais ({u'est-ce donc?

M. DE VILLEBLANCHE^ firoideiççnU Âh! je n'en sais rien.

CATHERINE

Ni moi non plus.

M. DE VILLEBLANCHE

Mais le véritable motif est là : « D'autres raisons inutiles à vous dire... » Encore une règle générale, mon ami; c'eft toujours dans ce qu'elles ne disent pas qu'il faut chercher ce qu'elles pensent.

SAiNTHFÉLiX.

Alors, comment jamais^s'y reconnaître! Monsieur > je n'ai d'espoir qu'en vous; conseillez-moi , protégez-moi*

M. DE VlLLEBUfiCHE.

Ma foi, j'aurais bien besoin qu'on me protégeât moi-même; mais enfin, quand ce ne serait que pour continuer mes études^ je vais essayer.

SAINT-FÉLIX

Âh! Monsieur, vous me rende* laviis.

M. DE VILLEBLANCHE

Je l'entends; allez-vous-en tous deux. Reste caché chez le concierge, et n'en bouge pas que tu n'aies de mes nouvelles.

Air du Carnaval.

£d te montrant crains surtout de déplaire,

CATHERINE

Pauvre garçon î arriver de Paris Exprès pour t'nir compagnie à mon pèrel Les amoureux ont bien leurs jours d'ennuis.

(A Saint-Félix.) Mais j' sVai pour vous un' société fidèle; Nous causerons. Je n' gais pas forte, hélas l Mais nous allons parler de Mademoiselle, Ça m' tiendra lieu d' l'esprit que je n'ai pas.

(Elle sort et emmène l^aint-FéUx.)

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