‹ ThéâtreChapitre 236 sur 251 · MADAME DE MARG1LL · texte numérisé non relu

MADAME DE MARG1LL

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M. DB VILLEBLANCHE

C'est que ces jours-là votre accueil est. bien plus tendre^ bien plus affectueux; et aujourd'hui, malheureusement^ vous jouissez d'une parfaite santé.

MADAME DB MARCILLT.

Yilleblanche^ je sens déjà que vous allez me mettre de mauvaise humeur! Si vous saviez souvent avec vous ce qu'il me faut de patience.

M. DB Vn.LEBLANCHE.

Ah! ne parlons pas de patience ^ je vous en prie^ j'ai fait mQ3 preuves. Quand on a seize ans de service...

MADAME DE MARCILLT à part.

Pauvre Yilleblanche, il a raison. Des qu'il me parle de ses malheureux seize ans^ il me désarme, et je n'ai plus le courage de le tourmenter. (Haat.) Eh bien ! voyons^ Monsieur, qu'avezvous à me dire ? puisqu'on ne peut se débarrasser de vous : car c'est une tyrannie, et je suis d'une colère...

M. DB VILLEBLANCHE

I on, Madame, non, vous n'y n'êtes pas; et même ma visite vous ferait un grand plaisir si elle ne vous embarrassait pas on peu*

MADAME DE MARCILLT, à part.

il me connaît mieux que moi. (Haut.) Vous venez, je Qi'en doute, me demander le motif de mon départ subit?

M. DE VILLEBLANCHE

Moi> Hadaffie! je m'en garderais bien; vous ne me le diriez pas.

MADAME DB MARCILLT.

Et pourquoi donc, Villeblanche? il n'y a rien que de fort simple. L'ennui que j'éprouvais à Paris, ces sociétés insipides où l'on ne rencontre qu'indifférence ou fausseté, pour un seul ami qu'on voudrait toujours voir, et qui est souvent perdu dans la foule.

M. DE VILLEBLANCHE, à part.

Elle me flatte, ce n'est pas cela. (Haut.) Vous oubliez le motif principal, le désùrde rompre avec Saint-Félix.

MADAME DE MARCILLT.

Vous l'avez vu?

M. DE VILLEBLaKCHE.

II me quitte à l'instant, désole, la tête perdue.

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