‹ ThéâtreChapitre 249 sur 251 · M. DE YILLEBLÂNCHE, MADAME DE MARCILLY · texte numérisé non relu

M. DE YILLEBLÂNCHE, MADAME DE MARCILLY

MADAME DE MARCILLT.

Ah ! je vous cherchais. Monsieur ! et je ne savais ce que vous étiez devenu.

M. DE VILLEBLANCHE, qui s*est assis dans on fauteuil anprde de la table, et qai a pris nm livre.

Tous êtes bien bonne de vous en être aperçue. ^

MADAME DE MARCILLT, avec douceur.

Je vois que vous avez parlé à M. de Saiut-Fclix, et que vous êtes fâché contre moi; aussi je vous cherchais pour faire la paix. * u" **

M. DE VILLEBLANCHE , toi]^^"^ froidement.

Vous aurez de la peine, ie vous en préviens.

MADAME DE MARCILLT, souriant.

C'^st ce que nous veiTons; mais, avant tout, dites-moi, je

T. XII. Si

346 LB GONFIMIfT.

VOUS en prie^ qvd intérêt si grand preneE-iNNMi à M. de Saint-

Félix?

M. DE VILLEBLANCflC.

Lui, d'abord est tin fort aimable jeane homme; et poisson père était an ami intime (a part.) que je n'ai jamais tu.

MADAME DE M ARCILLT.

M. de Saint-Félix TOtre $uni intime? yous ne m'en avez jarmais parlé.

M. DE VILLEBtAIfCHB.

Parce que nou» bous éti<His perdus de vue depuis longtemps; mais avant son départ pour Bordeaux, il ne cessait de me parler de ce mariage; de me dire combien il serait flatté d'avoir une belle-fille aussi aimable, aussi jolie,

MADAME DE MARCILLT.

Mais il ne connaît pas Eugénie.

M. DR VILLEBI.ANCHE.

Je vous demande pardon : il ne Ta vue qu'une fois; mais c'est assez pour juger.

MADAME DE HARCILLT.

Je vous assure que vous vous trompez; je n'ai jamais reçu M. de Saint-Félix le père; et je mène si peu Eugénie iaifs le monde.

M. DE VILLEBLANCDE.

C'est possible; mais je voua proteste qu'il i*a vue chez le baron de Précour, à une partie de boston; il lui a même paru fort héroïque qu'une jeune penoiuie ae réàgoAi ainsi au boston.

MADAME D£ Mi]|£ILty.

Qu'est-ce que vous dites donc? mais c'était moi qpi faisais son boston,

M. DE VILLEBL4ItCHE«

Vous? pas possible! il m'a bien ijUlt : Mademoiselle de llarciny.

MADAME OE MAECa^T*

Ah! c'^ charmant ! je me rappelle tort bien cette soirée; c'était moi. Quoi! réellement, il est possible qu'il m'ait prise pour une detmmUe ? Convenez qti^ «'est fort drôle.

M. DE yiLLEBLAMGBE.

Je ne trouve pas cela drôle du tout, moi. Madame; M. de Saint^Féiix paraissait très-épris de sa jolie pariner; et s'il apprenait que ce n'est pas sa belle-tille...

scÂNE xvm* 347

MADAME DE MABClLI«f «

Vraiment! vous seriez jalouK? Par bonheur, il y a des moyens de vous rassurer,

M. DE VILLCBLAliCHB.

Vous croyez? (a part.) La Yoilà bien disposée^ nous potiYons commencer Tattaque.

MADAME DE MARCILLT, avee m pea d'embarras.

C'est un aimable homme que ce M. de Saint-Félix le père. Aussi je ne voudrais pas me fâcher avec lui; et si vous tenez à m'ètre agréable, si, comme vous le dites^ vous tenez à ma main, il y aurait un moyen de l'obtenir dès aujourd'hui même.

M. DR VILLBBLiUfCHB.

Aujourd'hui! (a part.) Nous y Toict. (Haut.) Et que faudrait-il faire pour cela?

MADAME DE MATtCaLT.

Lui écrire vous-même une 46ttre bien amicale^ bien aimable^ comme vous savez les écrire, et lui dire que, comme beau-père d'Eugénie... (du moins vous allez l'être ; ainsi, dans le fait principal^ il n'y aura pas de mensonge.)

M. DE VILLBBLANCHE, à pnrt.

Ce qui veut dire qu'il va y en avoir dans 1« reste.

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