‹ ThéâtreChapitre 39 sur 251 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les précédents; POUDRET, sortant de la chambre de H. DesTOches. POUDRET, les apercevant.

OÙ suis-je? et qu'est-ce que je vois?

JUSTINE

Dieu! c'est mon oncle!

POUDRET.

Alcibiade en ces lieux! Alcibiade qui, pour me narguer, vient coiffer ma propre nièce!

JUSTINE

Je vous jure, mon oncle, qu'il ne me parlait pas d'amour.

POUDRET.

Taisez-vous, Mademoiselle. Je lui aurais peut-être permis de vous en conter ; mais oser vous friser ! oser porter une main sacmége sur une tête qui m'appariient par les liens du sang!

ALCIBIADE

Ajlons, monsieur Poudret, calmez-vous.

POUDRET.

• Ingrat! c'est moi qui t'ai mis le démêloir à la main! quand je t'ai accueilli dans ma boutique, tu ne savais pas seulement faire \me barbe.

ALCIBIADE

Je suis votre élève, il est vrai; depuis longtemps j'ai surpassé mon maître : mais vous, votre génie stationnaire n'a pas avancé d'un pas, et vous ne sortirez jamais de vos perruques.

POUDRET.

Oiii| certes, j'y resterai, et je m'en fais gloire. La perruque

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