VICTOR, AUGUSTE
(Tictor, à gauche du spectateur, est assis près de sou cheTalet, et travaille Auguste, de Taotre oMé, son habit à moitié passé, écrit debout sur une pat-
AUGUSTE
Am d'Âmédée de Beauplan.
BiviTo! m'y Toici, je crois, Sautez, fillettes, A ma Toix.
D'ici, j'entends à la fois Musettes Et hautbois.
YICTOR, de Tautre côté.
Ah ! c'en est trop! je veux briser mes chaînes;
J*y renonce, maudit métier !
Oui, mon travail redouble encore mes peines.
70 UL VÀKSÀItra DES Àl^TISTES.
AUGUSTE
Le mieii me les fait oubliée.
Je tiens mon air villageois ; Sautez^ fillettes^ A ma tôix.
D'ici^ j*entends à la fois MOsetfès Et hautbois.
TtCTOk.
Quand nous vivons, la gloire fugitive
De nous ne s'appfoche jamais; Après la mort seulement elle arrive..* Et nos lauriers Sodt deft cyprès.
AUGUSTEj de Vautre c6té.
Je tiens mon air villageois; Sautes, fillettes^ A ma voix.
D'ici, j'entends ft lA fbU Musettes Et hautbois.
VICTOR
Tu es bien heureut d'être aussi gai; inôî jè n*y tièiis plus, je renonce à la peinture^ à toutes mes espéiances. auguste;.
Toi, qui as du talent, toi qui dois éffe tEh jour le soutien et la gloire de Técole frsuicaise!
VICTOR
Eh! qui te dit que j'ai du taléiitf qiléllë ocôàsiôii ai-Je jamais eue de me faire cohtiaître? qtii sait même si jamais elle se présentera? J'aurais mieux fait de prendre un métier, de manier la lime, ou de poussët le rabot, que d'user ma jeunesse à des travaux sans nombre ^ à des éïMe^ assidues; et pourquoi? pour moiuîi* de misère et de £aim à l'entrée de la carrière.