‹ ThéâtreChapitre 53 sur 251 · AU0U8TB · texte numérisé non relu

AU0U8TB

Eii ! tu te plains tôujmirs ! eât^ee que QëMrd et Girodèt n'ont p^ été comme toi? Est-ce qile, dans tous les état^, les commencements ne sont pas pénibles T la gloire vaut bien la peine qu'on l'achète; et si dit Ta trouvait totite faite, personi]ij|r>i'en voudrait. Ge tableau que tu fais là» n'eàt-il pas Un (ihef-d'œuvre?

"VICTOB , ^ part.

ùui; ^% Savait qm ce matin, sans l'en prévenir, je Tal Y$ii4^ i'^rofiçe sp^gmte francs à un brocanteur...

AUGUSTE

Toi, /9pfiu, tu travaillée, tandis quje nous autres, pauvres mu- ^ieus, UQU8 ne pouvons même pas dpuner Te^eor k nos idées musicales. £n vain j'^i 4^s ]^ tête }e£f okonU les plus heureux, les motifs les plus sublimes. Qu'est-ce que cVst que des ^« Q^^ parples? et ou veuxrtu que j'en trouve? Q n est-ce (|ui me contera un poème? m^nteuant surtout que les auteurs ont tous voiture et logent au p)[^mier; crois-tu qu'ils monteront à un sixième étagis pour m' apporter leur manuscrit? H^ cr^draient 4e toinl>eri rien que 4ang le trajet. Trop b0urjeui: encore quân4 je m'en retire $ur la romance, le morceau dîtj^hé, ou h fiOfiir^anse,

VICTOR

^ (?pet, i'm tort de me pj»indre,

AUGUSTE f

£h ! oui, sans doute ; et si notre ami Scipien était là, il te le prouverait encore mieux que moi, lui qui est étudiant en médâcine et philosophe. Comme il nous aime! comme il t'a guigné pendant ta dernière maladie! aveo dieux amis tels que nous, qu'est-ce que tu peux désirer?

ÂiB de la Somnambule, N'aimes-tu pas ce logement modeste ?

Quatre cents francs^ et eomme c'est menbljl SaloD^ boudoir^ atelier... et le reste; Et tout ça sous la même clé.

Que la raison te persuade; Tous trois nous sommes en ces lieux Plus heureux qu'Oreste et Pylade; Pour s'aimer ils n'étaient que deux.

Et cette jeune orpheline! notre ^pie, notre sœur... dont la présence embellit encore notre petit ménage.

VICTOR

Camille !(a part.) Allon8,du courage. (Haut.) C'est justement à ce suj«t que je voudrais te parler, ain§i qu'à ^cipion ; et puisqu'elle est sortie, causons-en sérieusement. Lorsque sa mère, madame Bernard, notre pauvre voisine, est morte, il y a cinq ans, nous avons pris avec nous i»a petite ûlle, qui alors en avait djgu

AUGUSTE

C'est la plus belle action que nous ayons faite de notre vie; une pauvre enfaut, qui, pour toute famille, n'avait que des parents éloignés , des parents qui ne l'avaient jamais vue, et qui avaient repoussé sa mère ; et d'ailleurs, où les chercher? où les rencontrer? avant d'en trouver un seul, notre pauvre oipheline serait morte de besoin et de misère. •

VICTOK.

Sans doute, nous eûmes raison alors; mais maintenant^ songe donc , Auguste, que cette petite fille de dix ans en a quinze, et qu'elle demeure avec nous...

AUGUSTE

£h bien! sans doute... (Montrant la porte & gauche.) Là, notre chambre, (Montrant la porte à droite.) icl la sienne sur un autre palier. Ne sommes-nous pas ses frères? où est le mal?

Il n'y en a aucun, je lésais; mais pour elle-même, pour sa réputation, nous ne pouvons pas rester ainsi, et il faut bien prendre un parti.

AUGU6TE.

Eh bien! on le prendra. (▲ part.) S'il savait combien jel'aimie* (Haut.) Écoute, Victor, moi qui te parle, j'ai déjà pensé à un certain projet.

VICTOR

Et moi aussi; un projet qui nous conviendrait à tous.

AUGUSTE

Et quel estril?

VICTOR

Vois-tu, je voudrais...

AUGUSTE, écoutant près de la croisée, et lui faisant signe de la main.

Tais-toi donc ! mais tais-toi donc, que je puis entendre. Oui, c'est cela même. Ah! quel plaisir! jamais je n'en ai éprouvé un pareil.

▼IGIOR.

Qu'as-tu donc?

AUGUSTE

Ma musique court les rues, tu n'entends pas? c'est ma dernière romance qui est jouée par un orgue de Barbarie.

VICTOR

Il s'agit bien de cela.

AUGUSTE

Ecoute donc> c'est la première fois que je m'enteuds exécu*

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