GOURVILLE, GUSTAVE
GOURYILLB^ à part.
L'imbécile^ il semble prendre plaisir à détruire tout ce que j'ai fait pour lui.
GUSTAVE
C'est une si bonne chose qu'un civet, quand il est bien fait! avec une sauce comme celle-là, on mangerait son oncle. J'espère que vous me tiendrez compagnie?
GOORVILLE.
Ah çà ! morbleu ! je ne te conçois pas, ce matin, tu fais exprès de ne penser qu'à manger.
gostave/
Eh ! parbleu ! à quoi voules&-vous que pense un appétit de chasseur?
GOURVILLB.
Mais au moins tu aurais pu n'en pas parler à chaque instant. Et puis quelle conduite tiens-tu avec madame de Merval? une femme charmante, une maîtresse de maison qui nous reçoit à merveille : tu ne lui adresses jamais une parole aimable, pas un mot de galanterie.
GUSTAVE
Tout à l'heure encore je lui ai baisé la main, et je lui ai adressé quelques phrases que je ne me rappelle plus, mais qui étaient bien persuasives.
GOURVIIXE.
Parbleu ! c'était pour lui demander à déjeuner.
Eh! si Ton n'était pas éloquent dans ces moments-là, quand le serait-on? (portant la main à sou estomac.) Vous ne sentez pas, comme moi, mon cher oncle...
GOURVILLE
Encore? ah çà! voyons, est-ce que tu ne seras jamais raisonnable? parlons un peu sérieusement; ne serait -il pas temps de t'occuper de ton établissement?
GUSTAVE
A quoi bon? n'êtes-vous pas là? Je suis votre seul parent; vous avez quarante mille livres de rente, (voyant Gourviiie qui fait un geste.) jc ne VOUS les demande pas, je n'en veux pas, gar-