‹ ThéâtreChapitre 8 sur 251 · GOURVILLE, GUSTAVE · texte numérisé non relu

GOURVILLE, GUSTAVE

GOURYILLB^ à part.

L'imbécile^ il semble prendre plaisir à détruire tout ce que j'ai fait pour lui.

GUSTAVE

C'est une si bonne chose qu'un civet, quand il est bien fait! avec une sauce comme celle-là, on mangerait son oncle. J'espère que vous me tiendrez compagnie?

GOORVILLE.

Ah çà ! morbleu ! je ne te conçois pas, ce matin, tu fais exprès de ne penser qu'à manger.

gostave/

Eh ! parbleu ! à quoi voules&-vous que pense un appétit de chasseur?

GOURVILLB.

Mais au moins tu aurais pu n'en pas parler à chaque instant. Et puis quelle conduite tiens-tu avec madame de Merval? une femme charmante, une maîtresse de maison qui nous reçoit à merveille : tu ne lui adresses jamais une parole aimable, pas un mot de galanterie.

GUSTAVE

Tout à l'heure encore je lui ai baisé la main, et je lui ai adressé quelques phrases que je ne me rappelle plus, mais qui étaient bien persuasives.

GOURVIIXE.

Parbleu ! c'était pour lui demander à déjeuner.

Eh! si Ton n'était pas éloquent dans ces moments-là, quand le serait-on? (portant la main à sou estomac.) Vous ne sentez pas, comme moi, mon cher oncle...

GOURVILLE

Encore? ah çà! voyons, est-ce que tu ne seras jamais raisonnable? parlons un peu sérieusement; ne serait -il pas temps de t'occuper de ton établissement?

GUSTAVE

A quoi bon? n'êtes-vous pas là? Je suis votre seul parent; vous avez quarante mille livres de rente, (voyant Gourviiie qui fait un geste.) jc ne VOUS les demande pas, je n'en veux pas, gar-

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