ACTE II, SCENE III
» terdiction de ce digne gentilhomme, le plus ancien et le meil- » leur ami de ma famille. »
DB LAVIEDVILLI.
Bonneval... mon vieux frère d'armes... frappé d'interdit... ah!' c'est un affreuz malheur... Il est vrai que sa tête était un peu faible... Mon Dieu! s'il m'arrivait jamais...
MARTHE
Ah ! mon père. . . quelle idée !
DE LAVIEUVILLE
Alors, mes enfants, vous ne permettriez pas... oh! non, non! il vaudrait mieux me tuer!
marie, avec effroi.
Mais que signifie!...
François, reparaissant.
Monsieur Théobald de Lestrelles demande à monsieur le comte et à sa famille la faveur de présenter ses hommages respectueux. marthb, avec contrainte.
Monsieur de Lestrelles...
DB LAVIEUVILLE
Qu'il vienne... il m'intéresse fort ce jeune homme : c'est à Florence, je crois, que nous l'avons connu. — Il porte un beau nom, nous le recevrons avec plaisir. {A Marie.) A moins toutefois que tu ne t'y opposes?...
MARIE
Moi... oh ! pas du tout. [A François d'un air caressant.) Ce bon François, il ne s'était pas trompé... Ah! il a d'excellents yeux!
Marthe, à part.
Pauvre Marie! serai-je donc condamnée a briser son cœur? {François fait un signe au dehors pour inviter Théobald à entrer ; — celui-ci paraît. — François sort.)