‹ ThéâtreChapitre 351 sur 449 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les Mêmes, DE LAVIEUVILLE, MAKIE.

marie, bas, à de Lavieuville.

Vous m'avez bien comprise, mon père, et tous m'arez pro* mis

DE LAVIEU VILLE.

Sois tranquille, mon enfant... Messieurs, c'est vraiment un heureux jour pour nous que de recevoir ensemble notre cher docteur, que nous attendons ea vain depuis une semaine... et notre honorable allié M. le conseiller-juge, une ancienne connaissance; cela remonte au mariage de madame de Montbreuse...

LEVERDIER

Comment l vous vous souvenez...

A mon âge, on n'a plus que le passé. . . S'il s'effaçait de notre mémoire, que nous resterait-il?. . . rien. donatibn, à part.

S'il continue ainsi, ma tâche sera trop facile. marie, bas, à de Lavieuville.

Bien, bien, mon père.

marthe, à part, avec joie.

Marie l'a prévenu. . . Marie le soutient. . .

DB LAVIEUVILLE

Asseyez-vous donc, messieurs. Ah ça, je suppose que votre présence au château n'est pas l'effet d'une rencontre fortuite... A qui dois-je le plaisir de vous voir réunis?. . .

georges, s' avançant respectueusement.

A moi, monsieur.

DE LAVIEUVILLE

Plaît-il. . . Qui m'a parlé ?. . .

marthe, à part.

0 mon Dieu !

marie, bas.

Mon père. . . de grâce, rappelez-vous que vous devez garder votre calme.

de lavieuville, à Georges.

Que voulez-vous, monsieur ?. , . Que faites-vous ici?. . .

GEORGES

Mon père. . . je. . .

DE LAVIEUVILLE

Taisez-vous, Georges le débauché, Georges le mauvais fils ! Je vous défends de m'appeler votre père I

georges, sHnclinant, sieur. . . votre âge, • un dêfcîr le ~?ct~ d respect, alors

m de la sévérité

DE LAVIEUVILLE

Dieu me pardonne, je crois qu'il joue la pitié avec moi I Qu'at-il résolu, qu'espère-t-il de vous? Voyons, parlez, messieurs, parlez.

LEVERDIER

Il ne s'agit, amiral, que de mettre fin à de justes inquiétudes touchant vos intérêts de famille.

DE LAVIEUVILLE

Ah! vraiment?... il me demande des comptes?. . . à moi?... lui? Pardieu, la prétention est plaisante ! Monsieur se croit mon créancier ! . . . Mais. . . oui, il a raison, oui. . . je lui dois tous les chagrins de ma vie. . . je lui dois la seule honte qui se soit atta-, chee à mon nom. . . je lui dois le désespoir et la mort de sa mère!

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