‹ ThéâtreChapitre 426 sur 449 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

RAYMOND, PAUL, puis MARIANE.

RAYMOND

Mariane!-.. je veux confondre la traîtresse.

PAUL

Permettez : avec elle usons un peu d'adresse. Si d'abord nous allons l'effaroucher j eh bien, Cette enfant va se taire, et nous ne saurons rien. Ne jetons point l'effroi dans son âme troublée. Mais la voici qui vient. *

MARIANE

Vous m'avez appelée?

PAUL

Oui, ma très-chère nièce et pupille : avec toi Nous désirons causer un moment.

MARIANE

Avec moi ?

Oui vraiment, avec toi : cela te contrarie Peut-être ?

MARIANT

Et pourquoi donc, mon oncle, je vous prie? J'ai beaucoup déplaisir à causer avec vous.

PAUL

Écoute, mon enfant, nous sommes entre nous, Et tu peux nous montrer une entière franchise.

Raymond, Mariane, Paul.

Il faut nous dire tout.

MARIANE

Vous voulez que je dise ?.. .

raymoxd, arec emportement.

Tout.

M ARIANE

Mais quoi donc?., pardon , je cherche vainement...

RAYMOND

Tu cherches, malheureuse?..

M ARIANE

Ah! mon Dieu!

PAUL

Doucement, Mon père.

Mais d'où vient une telle colère?

Mon oncle, qu'ai-je fait qui puisse vous déplaire?

PAUL

Mariane, réponds sans te faire prier.

Ce portrait que de toi Ton a fait l'an dernier?...

MARTANE.

Ce portrait?.. (^4 part.) Ah ! mon Dieu !

PAUL

Tu disais, ce me semble, Que tu l'avais perdu ? t'en souviens-tu ? mariane. à part.

Je tremble.

Saurait-il donc qu'il est aux mains de mon cousin ? Que dire ?

pArL.

Tu tétais0

RAYMOND

Veux-tu répondre enfin ?

Parle, et n'espère pas nous abuser encore. Ou ton portrait est-il ? penses -tu qu'on ignore 1 Quel est l'heureux mortel qui reçut ce présent?

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