‹ ThéâtreChapitre 434 sur 449 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ARN0ULD.

Oui, mais à... peine avais-je dit : En joue! Ma langue s'embarrasse , et... jamais, ventrebleu! Je ne... pus... parvenir à leur commander... Feu! Et... tous... ils restaient là, le... fusil à l'épaule, Sans tirer.

beauséjour, en riant.

Oh ! parfait !

ARNOULD

Cela ne... fut point... drôle, Mon cher... Monsieur... voyant que nous ne... tirions pas, Les ennemis... vers nous s'avancent à... grands pas.

BEAUSÉJOUR

Certes, l'occasion pour eux était fort belle.

ARNOULD

Et tandis que je... cherche en vain le mot... rebelle, On nous... cerne, on nous... fait tous., prisonniers. beauséjolr.

Vraiment?

ARNOULD

Ce... fait d'armes... m'a nui pour mon avancement.

BEAUSÉJOUR

Je le crois : l'anecdote est assez singulière.

Oui... voyez à quoi... tient, Monsieur, une:., carrière. Du grand nom d'Alexandre on est... presque effrayé : Parlerait-on de lui, s'il avait bégayé?

beauséjolr, à part.

Il est très-amusant.

ha ri an e, à part.

Quelle folle cervelle !

A quoi bon débiter cette fable nouvelle!

BEAUSÉJOUR

Où donc est le cher Paul ? je ne l'aperçois pas : C'est pour lui que je suis revenu sur mes pas. N'ayant, pour m'appuyer personne à la police, J'ai pensé qu'il pourrait me rendre un grand service. Monsieur le Lieutenant est fort connu de lui : S'il veut à son hôtel me conduire aujourd'hui,

Arnould, Beauséjour, Mariane.

Je serai sur son nom admis à l'heure même ;

Et ce point est pour moi d'une importance extrême.

Mon théâtre du Mans souffre de mon départ :

J'y voudrais retourner dans trois jours au plus tard.

ARXOULD.

Je... comprends.

BEAUSÉJOUR

De mon temps je ne suis pas le maître, Et Paul...

ARXOLLD.

Il est... dehors.

BEAUSÉJODR.

Au théâtre peut-être ?

AR.NOULD.

Non.

BEAUSÉJOUR

Mais où donc alors ?

1BNOULD.

Je ne sais pas.

MARI ANE

Ni moi.

BEAUSÉJOUR

Je vais donc seul tenter l'aventure, et ma foi

Nous verrons. [Bas.) Vous étiez à genoux, j'imagine,

Pour attendrir le cœur de la chère'cousine.

Elle est charmante ! (.-1 part.) Hélas! pour lui quel coup fatal,

S'il apprenait qu'il a mon Crispin pour rival!

Pauvre Arnould !... après tout, aimer qui lui ressemble,

C'est aimer son amant doublement, ce me semble.

[Haut.) [A Raymond qui entre.)

Je me sauve; à tantôt. Monsieur, votre valet;

Je reviendrai souper.

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