JACQUES, SIMONE
JACQUES, attirant des deux mains Simone. Non, mais regarde-moi donc... Je t'assure que tu as quelque chose de changé.
SIMONE
A mon avantage?
Si c'était à ton détriment, est-ce que je t'en ferais mention... Tu as modifié ta coiffure?
SIMONE
Non, je suis coiffée comme tous les jours.
JACQUES
Alors, c'est ton corsage... la forme de ton col?
SIMONE
Tu m'as déjà vu cette robe dix fois I
JACQUES
Enfin, je ne sais pas, mais tu as un éclat dans le regard, une certaine fébrilité qui te vont très bien... Tu me plais beaucoup ainsi I
Il l'embrasse.
SIMONE
Je vois ce que c'est... Ta bonne humeur tourne en tendresse.
JACQUES
Oui, je suis ravi... je l'avoue... Ah I et puis tu sais, j'ai réfléchi... La petite automobile à deux places que j'avais en vue, ce n'est pas ça, pas ça du tout... Ce qu'il nous faut, c'est la grande automobile à quatre places... surtout maintenant que les Lajiano viennent. .. c'est indispensable. Ah! tu verras... tu me diras des nouvelles de notre été... Tu n'as pas la moindre idée de la gaieté que ces gens-là vont mettre dans la maison!... Allons, je vais m'habiller... A tout à l'heure.
Il sort.
SIMONE, seule, éclatant.
Et maintenant cette coquine va s'installer chez moi ! Elle habitera chez moi!... Elle couchera chez moi !... Mais ils me feront mourir de chagrin!... Mais j'en deviendrai folle, à la fini...
Elle tombe en sanglotant dans un fauteuil.
Rideau.