‹ ThéâtreChapitre 63 sur 69 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LAVELINE, GRELU, puis DUCREST.

LAVELINE, assombri.

Tiens, c'est vous, monsieur Grelu ! En voilà des mystères I

GRELU

Vieille habitude de la Sûreté. Dans le métier on est modeste. On se découvre le moins possible, peur d'avoir froid. Comme les tôtes couronnées, quoi!

II rit.

LAVELINE

Et vous avez un rendez-vous précis avec le patron ?

GRELU

Oui, monsieur Laveline, à trois heures cl demie.

Je suppose que M. Ducrest va rentrer. Cependant,

si VOUS voulez m'expliquer de quoi il retourne, je pourrai peut-être...

GRELU

Je vous dirai que j'ignore. M. Ducrest a téléphoné à mon agence comme j'étais sorti. Alors est-ce pour des renseignements financiers, est-ce pour une petite dame, j'ignore.

LAVELINE

C'est très fâcheux. (Timbre de sonnerie.) Du reste, voici M. Ducrest qui rentre.

GRELU

Oh ! en cette saison de l'année, pour ce qu'on est pressé ! L'adultère, vous savez, c'est comme les huîtres : cela ne donne que dans les mois en « r ». DUCREST, entrant à droite.

Vous m'excusez, Grelu, je ne suis guère en retard que de cinq minutes,

GRELU

Faites donc, monsieur Ducrest, j'ai tout mon temps.

DUCREST, avisant Lavelinc qui ramasse ses papiers en hâte.

Comment, vous êtes encore là ?

LAVELINE

C'est que ce classement n'était pas commode. Et puis M. Grelu est venu là-dessus...

DUCREST

C'est bon, mon petit, mais dépêchez-vous. Ahl dites donc, à demain, n'est-ce pas ?

LAVELINE

Entendu, cher maître, à demain.

Il sort à droite.

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