‹ Théâtre françaisChapitre 107 sur 184 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ICILILS, VIRGINIE, PLAUTIE, MENÉS,

BARCÉ, DEUX FEMMES bCIVAKTES.

PLAUTIE.

O toi ! fille si chère !

Vous , devenu mon fils , autre espoir de sa mère! Tout est prêt : désormais rien ne peut diffcrcr Le bonheur que pour vous j'aimais h préparer. 1! faut , pour l'achever sous les plus saints auspices , Aux pieds des inamorteis en offrir les prémices. Le temple vous attend : ces soins religieux Vont .\ votre bonheur intéresser les dieux.

( A Icilius. ) ( Montrant sa fille. )

Votre affranchi Menés et Baicé sa noiurice Vous conduiront tous deux au lieu du saciiiice. Moi , dans quelques instans, j'irai me joindre à vous. Et remettre ma fille aux mains de sou époux.

ICILICS.

Noire félicité va vous être conimime.

C'est au cœur d'une mère une idée importune,

Oue de voir une enfant s'éloigner de ses brus :

Vous me donnez la vôtre et ne la perdez pas.

Non, aux yeux maternels elle n'est point ravie :

J'ai fixé près de vous ma demeure et ma vie.

Par les mêmes liens nous sommes tous unis.

Et , sans vous rien ôter, l'hymen vous donne un fils,

TiRGi?fiE, a Plautie.

Combien à mon amour cette espérance est chère! J'aimerai mon époux sous les yeux de ma mère! Jugez si cet espoir a droit de me charmer : Il ajoute au plaisir que je sens à l'aimer.

PLATJTIE.

Prends garde qu'aux autels portant un juste hommage , D'un si doux avenir la trop flatteuse image Te fasse oublier Rome en présence des dieux.

( A tous deux. ) Qu'ils entendent ce nom niélé dans tous vos vœux.

i54 VIRGINIE.

Ah! quand votre union sous leurs yeux se consomme, Prici-les de finir l'csclavape (Je Rome. "Nous aimez ]a patrie, et ce fjrand :>enliment Jamais d'un cœur romain ne s'e'loiene un moment. Allez.

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