‹ Théâtre françaisChapitre 121 sur 184 · ACTE II. SCÈNE V. J · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE V. J

Dcjà les plus hardis, qu'il faudrait contenir, Ont chez Valeriiis ose se réunir.

APPICS.

Il a fait phis encore , et chez moi son andace

M'a tantôt du sénat apporte Ja menace.

Ce corps ambitieux, qui doit dans Appius

Haïr l'aiitoritë nue hii-méme il n'a plus,

A cru devoir sur moi réclamer quelque empire ,

Comme si j'ignorais l'intérêt qui l'inspire.

Comme si j'oubliais que son plus grand appui ,

IVlon père, fut jadis abandonne par lui.

Ce grand honmie opprime , cette illustre victime ,

Qui devait en attendre un secours légitime,

Aux tribuns furieux vit soumettre son sort,

Et ne leur échappa qu'eu se donnant la mort.

Ah ! je hais à la fois et ce sénat perUde ,

Traître envers ses soutiens , de pouvoir seul avide ,

Et d'un peuple inquiet l'indocile fureur :

Tous deux également ils me sont en horreur.

De leurs divisions ma grandeur est l'ouvrage.

Ils se sont impose' le joug de l'esclavage ;

ils m'ont rais dans mon rang : je m'y dois maintenir ;

S'ils n'ont su commander, qu'ils sachent obéir.

Leur haine me menace , et la mienne les brave.

Il faut être, crois-moi, leur maître ou leur esclave :

Mon cœur sur un tel choix n'a jamais hésité.

Kon, je ne perdrai pas ce qui m'a tant coûté.

La vengeance , l'amoiu , l'empire et Virginie,

Voilhles droits , les biens où j'attache ma vie;

Et si tu me connais , ami , peux lu penser

Que jamais Appius y puisse renoncer ?

lis Df UECXltME ACTî:.

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