M05VAI
Comnicul! Que diies-vous? N'abusez point mon cœur. JNc vous tronipcz-vous pas ? Parlez. Par quel bonlieur... Tons mes sens sont saisis et de crainte et de joie!
INIad. DE FAUBLAS.
Il nous reste un secours que le ciel nous envoie.
IS'diie «lisine payieur, ce mortel révère' ,
A seivir rinloitnne en tout temps prépare,
Est instruit en secret du chagrin qui m'accable;
Il prèle à mes desseins son crédit secourable.
Il vient de voir ma CUe; i\ a In dans son coeur.
Comme moi de son père il blâme la rigueur.
Il pense que hâter les vœux de Melanie,
C'est vouloir iiasarder son salut et sa vie.
11 prétend obtenir au moins quelques délais,
Qui pourraient nous conduire à de plus grands succès.
Peut-être que son nom et son saint ministère,
Le poids de ses discours, sa venu qu'on révère.
Sur monsieur de Faublas auront quelque pouvoir.
Cependant. . . .
MONVAL
Ah ! du moins c'est un rayon d'espoir; TN 'allez pas me Tôter. Soufirez que je respire; Que...
ISlad. DE FAUBLAS.
L'on vient. Sur vous-même ayez donc plus d'empire. C'est notre bon cuié. Sans doute mon époux Va le joindre bientôt. Allez, et laissez-nous.
MO>VAL
Que faiidra-t-il, hélas! qu'aujourd'hui je devienne? Je sors, mais permettez que du nioius je revienne. . .
Mad. DE FATJBLAS.
Quand je le défendrais , ce serait bien en vain.
ACTK II , SCF.!\T. 1. 35
Éloignez-vous.
MO^VAL
Allons aUuudie mon destin.
( Il sort. )