‹ Théâtre françaisChapitre 164 sur 184 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MoKsiECR DE FAUBLAS, LE CURÉ.

M. DE FAUBLAS

Eh bien , vous avez vu ma fille.

Se rend-elle aux souhaits de toute la famille? Est-elle rési'gliée ?

n% MÉLAISIE.

LE CCRÉ.

Écoutez-moi , monsicnr :

Qnand le ciel , sur vos jours signalant sa faveur, Pour la première fuis oflVit à vos caresses Le gnge beureiix et cher de vos puies tendresses, ^'avcz vous pas alors promis à votre coeur De cliei il cette enf.itil , de faire son boidieur , D\TsMirer , sons l'abri de voire experieuce, A son ame, à ses jours, la paix et l'innocence?

M. DE FAf BLAS.

Il est vrai , c'est aussi...

LE CtJRÉ.

Repondez seulement.

Voulez-vous en effet respecter ce serment ? Le croyez-vous sacre ?

M. DE FAUBL.VS.

Je le tiendrai sans doute.

LE CCkÉ.

Eh bien ! il n'est pins rien que de vous je redoute.

Il snfEl qu'à vos yeux biille la vciile'.

J'annonce, au nom du ciel et de l'humanité'.

Qu'on dicte h votre lille en cet instant funeste

Des vœux que Dieu reprouve cl que son cœur déteste;

Et si dans ce dessein vous persistez toujours.

Vous mettez en danger son salut et ses jours.

M. DE FAUBLAS

Son salut?

LB CURÉ

Votre bouche h ce mot se récrie.

Vous scmblez moins frappe du danger de sa vie. Tous deux pourtant sont chers , tous deux également Dépendent aujourd'hui du même événement.

Ke vous y tiompez pas : le temps , le péril presse. Soufflez que l'aïuitie qui pour vous m'intéresse Retrace à vos regards ce que vous oubliez. C'est votre lille , hélas ! que vous sacriliez. Je viens de lui pailer : cette ame douce et pure Epanchait ses chagrins sans Gel et sans murmure ,

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