‹ Théâtre françaisChapitre 21 sur 184 · GARDES · texte numérisé non relu

GARDES

ELISABETH

Quel oraçe s'apprête î Qu'allez-vous ordonner ? Qu'allez-vous faire , ô ciel ! L'amour t'tait-il fait pour vous rendre cruel ?

Ji. WARWICK.

EDOUARD

* Non. Je veux prévenir une révolte onrerlcj

* Je veux son châtiment , et ne veux point sa pert«.

* Votre cœur devant moi s'est pour lui fle'claré;

* Le mien est par vous deux tour à tour déchire. Brave par un sujet , et haï de vous-même , .Fauiiiis pu tout p'ermettreà ma fureur extrême. Peut-être j'aurais dû, dans son coupable sang, Laver l'indigne affront qu'il faisait à mon rang. Mais mon cœur fre'mirait d'un transport si féroce : L'amour ne m'apprend pas cette vengeance atroce ; Et dans les mouvemens dont je suis combattu ,

Je snis entendre cncorla voix de la vertu.

Vous le voyez, madame^ et du moins votre maître,

S'il n'est aime de vous , e'tait digne de l'être.

ELISABETH

Eh bien J si la vertu commande h votre cœur , De vous-même aujourd'hui sachez être vainqueur ; Oubliez d'un amant l'imprudence excusable. Ah! Warwick h vos yeux peut-il être coupable ? Et ponrriez-vous haïr un héros , votre appui? S'il vous ose outrager , soyez plus grand que lui ^ O^ez lui paidonner : pour punir une oflense, La générosité peut plus que la vengeance. En excusant ses loris, en lui rendant son bien. Faites-vous applaudir d'un cœur tel que le sien j Songez que sur l'.imonr celle illustre victoire, Au-»lessus de ^Val■svick tlève voire gloire; Et me fait à jamais une bien chère loi d'adorer mon amant, et d'admirer mon roi.

EDOUARD

Qui? moi! lorsqu'un sujet me brave et me menace. J'irais récompenser sa ciiminclle audace ! Moi. . . je pourrais ici. . .

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