‹ Théâtre françaisChapitre 38 sur 184 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

EDOUARD, ELISABETH, SUFFOLCK; gardes, da/is le Jond.

SCFFOLCK.

Mais le voici lui-aiêiiie.

ELISABETH

Ab ! partagez ma joie.

Sire , api es tous les maux où mon cœur fut en proie, Hclas .' j'ai bien le droit de sentir mon bonheur , D'applaudir au lieros si digne de mon cœur, Que sans doute avec moi vous admirez vous même. Ce qu'il a fait pour vous, oui, cet effort suprême. . .

, Edouard.

Je le sens j je l'admire , et je n'en rougis pas : L'n bicnf;<it n'avilit que les cœurs nés ingrats. C'est peu d'avoir dompté la révolte et la guerre, C'est peu d'avoir rendu le calme à l'Angleterre j Je lui dois encor plus '. pour ce cœur satisfait. L'amitié île Warwick est son plus giand bienfait j J'en suis digue du moins, et je lui rends la mienne ; Ma générosité doit égaler la sienne ;

* tt mon cœur n'est pas fait pour le déguisement.

* Je sais qu'il est un ai t de feindre lâchement j

* D'oublier un service, et jamais une oflénse ;

* D'attendre le moment pi'opice h la vengeance. D'aiilres le puniraient de les avoii servis ;

Il est beaucoup de rois , il est bien peu d'amis. Mais j'abhorre à jamais cette exécrable ctudc , Cet art de la bassesse et de l'ingratitude. L'amcur seul a produit et mes torts et les siens; ,

5o WARWICK.

La vertu nous ramène ù uos premiers liens.

A la loi du traite je suis prêt h me rendre.

II mérita vos vœux , je cesse d'y prétendre.

Je commande li Pamour; et, plein des mêmes feux,

Je saurai. . .

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