SCÈNE IV
PYRRHUS, PHILOCTÈTE, deux soldats.
philoctète.
hélas ! au nom des dieux , qui que vous puissier, être , Etrangers, que les vents dans cette île ont portes, D'où venez-vous chercher ces bords inhabites ? Et quel est votre nom? quelle est votre patrie ? Vous m'oflrez de la mienne une image chérie ; Oui , c'est l'habit des Grecs qu'avec transport je vois. Répondez , que je puisse entendre votre voix, Reconnaître des Grecs l'accent et le langage; Ah ! n'ayez point d'horreur de mon aspect sauvage. Je ne suis point à craindre : ayez, ayez pilic D'un malheureux , du monde et des dieux oublie. La grâce que de vous ici je dois attendre , C'est qu'au moins vous daigniez me parler et m'entcndre.
PYRRHUS
Soyez donc satisfait : nous sommes Grecs.
PHILOCTÈTE
O ciel:
Après un si long- temps d'un exil si cruel , Oh! que cette parole à mon oreille est chère! Quel dessein , on pour moi quel vent assez prospère, A guide vos vaisseaux et vous mène en ces lieux ? Parlez et contentez mes désirs curieux.
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