‹ Théâtre françaisChapitre 80 sur 184 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CORIOLAN , seul.

Respire , Marciiis : que ton cœur satisfait S'ouvre au prochain espoir d'une juste Tengeance. Mes oppresseurs , si fiers de punir l'innocence, Pensent de mes affronts triompher Ji loisir; Ils n'auront pas long-temps à goûter ce plaisir. A leur ivresse aveugle ils sont encore en proie , Mais le deuil va bientôt se mêler à leur joie. Ce jour, que signalait leur triomphe inhumain. Va voir Coriolan la foudre dans la main : Quelques instans encore, elle part, elle éclate , Et je vais de son crime accabler Rome ingrate. Ils l'ont voulu. . . mon cœur ne bail pas h demi. Autant qu'ils le voulaient , je suis leur ennemi. Je le suis. . . Ils verront ce que peut mon courage, S'il sait et ressentir et repousser l'outrage ; Et, quoi qu'il leur en coûte, ils l'auront mérite'.

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