ACTE III, SCÈINE V
Un glaive en cette main , le signal du combat • C'est tout ce qne je veux.
TULH'S.
On te doit davantage.
J'ennoblis le pouvoir qu'avec toi je partage. Crois-tu n'être pour nous rien qu'un guerrier de pins ? Ucsormais dans ce camp sois l'égal de Tullus. Aujourd'hui que ta cause à la nôtre est unie, ' Autant que ta valeur tu nous dois ton çcnie' • Et ne crains point de moi de sentimens'jaloux : L'interèi le pins grand, le plus sacré pour nous" C'est celui d'abaisser ilome, qui nous déleste. ' Voyons qui de nous deux lui sera plus funeste* C'est tout ce que 'f'ullus te prétend disputer. ' Plût au ciel que déjà.. . .
CORIOLAy.
Qui peut nous arrêter?
TDu.ns.
L'ennemi dans son camp se borne à se défendre : Il craint de nous combattre.
CORIOLAW.
V , Et pourquoi donc l'attendre?
Vous voyez sa frayeur : sachez en profiter.
Sur les remparts d'un camp n'oscriez-vous monter"'*
Est-il à la valeur un mur inaccessible?
A l'honneur qu'on lui fait Coriolan sensible,
A la victoire, amis, brûle de vous guider.'
Quand l'ennemi nous craint, il faut' tout hasarder
Le Romam dans ses chefs a peu de confiance-
Il se crona vaincu, s'il voit votre assurance. '
Saisissez ce moment.
TULLUS
Eh bien! je t'en croirai.
J'embrasse cet avis par les dieux inspiré. Commande la moitié de nos braves cohortes, Et du camp des Romains allons briser les portes. De ta bouillante ardeur je me sens animer.
Vil CORIOLAN.
CORIOLA\.
Venez. Puisse la main que vous allez armer , Versant fies flots de sang , de ce sang que j'abhorre,, Eteindre dans mon cœur la soif qui le dcvore ! Les dieux , les justes dieux vont conduire mon bras; C'est leur voix qui m'anime à fi appcr des ingrats. Que CCS fiers ennemis, dont la cbute s'apprête, Sentent que IMarcins combat à votre tète; Et que, sur Icur.ruine élevant mes destins. Le jour de mon exil soit fatal aux Romains.
Fin DU TROISIÈME ACTE.