SCÈNE ,111 PATU, ANNETTE
PATU
Je suis têtu, Vertuchoux ! ce Ferrât est un parti splendide.
ANNETTE
J'aime Janel.
PATU
Jamais! Ton Janel eststupide.
ANNETTE
Oh!
PATU
Il est laid.
ANNETTE
Ça m'est égal.
PATU
Hein?
ANNETTE
Comme il dit Les choses ! La belle âme !
PATU
Elle est folle, pardi !
ANNETTE
C'est un musicien, un savant, un poète. Il sait tout.
PATU
Charlatan qui t'a monté la tête.
Ferrât...
ANftETTE.
Il est grossier, Ferrât.
PATU
Non, voyez-vous !
Grossier!
AN NETTE
Et rustre ainsi que les gars de chez nous.
PATU
Hein?
ANNETTE
Janel est soigné; Ferrât, lui, sent Tétable. Et puis, Janel...
PATU
Assez ! Non, c'est insupportable !
C'est de ma faute aussi, j'aurais dû m'en douter! Non, l'étable! Tu lis, écris, et veux chanter, Et tu prends des leçons comme une demoiselle. Jarni ! Je te ferai nettoyer la vaisselle !
ANNETTE
Janel...
PATU
Assez! D'abord, ton Janel ne sait ri^n. Il se moque de nous. — L'autre jour, ce vaurien, Avec son papillon. Je les connais, sans doule, Les papillons. Je les surveille et les redoute. Ces sales bètes-là m'infestent de leurs œufs. Non, il faut qu'il se porde en cent discours oiseux. Me soutenir, à moi, qu'on voit dans nia prairie Des bombyx de palmier. Des palmiers dans la Briel Un bombyx! Quel crétin! Pourquoi pas le PI