SCENE III
LordFINGALL,GORDON deGLENCOÉ, puis MARIE.
GORDON DE GLENCOÉ.
La chambre est déserte... Fouillons La maison.
Marie rfpara'tt sur h seuil de la porte de droife ci, à l'aspect des deux hommes, se cache la figure ax<ec son bras. Gordon de Gleticoc l'aperçoit.
Ah ! voici I . . .
// va vers elle, lui écarte le Iras du visage et l'examine. Cette fille en haillons!...
Nous nous sommes trompés...
LORD FINGALL, la reconnaissant à son tour.
Marie I Est-il possible?
MARIE, à part, se cachant de nouveau le visage. Ah! je n'aurais pas cru que ce fût si terrible 1
GORDON DE GLENCOÉ.
Ainsi, vous connaissez «ette femme, milord?
l8o LES JACOBITES
LORD FINGALL.
Hélas! oui.
MARIE, à part.
Que j'ai honte ! Oh ! c'est pis que la mort !
GORDON' DE GLEXCOÉ,
Est-elle, par hasard, mariée à quelque homme Du clan des Mac-Fingalls?
LORD FINGALL.
Non ! Elle est libre, en somme, Mais je la croyais pure, et je murmure : Hélas I Comme à voir dans la fimge un rameau de lilas.
GORDON DE GLENCOÉ.
Enfin, nous ne trouvons ici qu'une amourette. Vous aviez donc raison, Milord, et je regrette De n'avoir pas à vos avis rangé les miens... Cependant, il me reste un doute, j'en conviens. Cette enfant est assez belle sous ses guenilles; Maisqu'un Prince aitdu goût pour de pareilles filles!... Oui, je garde un dernier soupçon...
MARIE, à part.
Il doute cncor!
Faisons donc un dernier sacrifice.
Elle prend dans sa poitrine et laisse tomber à terre la hune que Charla- Edouard lui a donnée à l'aete prktdtnt.