ACTE V, SCÈNE I
N*a pas même, ce soir, un morceau de pain bis!... Caprices du destin, que vous êtes étranges! En un jour, j'ai passé des palais dans les granges; Et quand, ayant dormi sous un toit à pourceaux, A l'un de mes derniers et fidèles vassaux J'offre à baiser ma main, je vois qu'il l'examine. Plein de dégoût, et craint d'y prendre la vermine!... Si je fus imprudent, voluptueux, léger, Que vous savez punir. Seigneur, et vous venger! O Fingall! ô Dora! spectres de mes nuits blanches, Au tribunal de Dieu vous prenez vos revanches, Et vous laissez sa main sur moi s'appesantir! Grâce! mon cœur est plein d'un amer repentir! Grâce! je crois avoir enfin payé mes fautes! Victimes qui voyez, sur ces horribles côtes. Comme Lazare et Job souflrir un fils de Roi, Je vous demande grâce ! Ayez pitié de moi !
Pendant que le Prince se parle à lui-même, Duncan, après un geste de commisération, est monté sur un rocher et a regardé au loin en mettant la main dei'ant ses yeux. Il en descend au moment où le Prince finit ses réfexicns.
Monseigneur, le soleil va bientôt disparaître. Au rendez-vous donné, nos amis doivent être; Il faut faire un effort et les rejoindre enfin.
LE PRINCE, se levant avec peine.
Soit!... Essavons... Ton bras!...
En sortant, appuyé sur Duiuan :
Ah ! mon Dieu ! que j'ai fa Ils di'sparai'sseiil tous deux âan> les roclxrs, à droite.