‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 73 sur 159 · IV · texte numérisé non relu

IV

Moi-même, je les vins ramasser sur le lieu Du massacre, et l'enfant, le soir, en priant Dieu, Touche ces plombs rouilles du sang de sa famille. Voilà quels sont l'aïeul et sa petite-fille. Laissez errer les deux mendiants; soyez bons; Donnez votre pain noir aux pauvres vagabonds Qui vont, les pieds poudreux, sur la route publique Mais qui vous laisseront un bienfait magnifique, Fingalls, si dans vos cœurs ils ont ressuscité L'espoir de la vengeance et de la liberté!

DUNCAN

Vieillard, avec le ciel es-tu d'intelligence.

Pour nous parler ainsi de guerre et de vengeance?

Mais non ! tu sais plutôt toute la vérité :

Qu'en Ecosse un Stuart s'est hardiment jeté,

Que l'entreprise n'a chance de réussite

Que si Fingall combat,... et que Fingall hésite!

Et que le clan, cédant à des conseils mauvais,

Veut même résister au chef!

Je le savais...

Et je sens à mes yeux monter des pleurs de rage En songeant que Fingall, fameux par son courage Et naguère, parmi tous les clans, redouté, Au nom de ses^vieux Rois, devant lui répété, N«^i'a pas répondu par dos hurrahs sonores Et par un grand frisson de dircks et de claymorcs I

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