‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 107 sur 214 · SCENE II OLIVIER, ALAIN, CLOTILDE · texte numérisé non relu

SCENE II OLIVIER, ALAIN, CLOTILDE

CLOTILDE, à Alain.

Ah ! cousin, Ainsi qu'aux Cours d'amour du pays toulousain. Berceau du doux langage à la rime sonore, Vous voici donc avec l'archet et la mandore ! Vous nous avez déjà montré, beau jouvencel, Ce vitrail où l'on voit saint George et ce missel Où sont peints les bergers et la Vierge Marie. A présent, dites-nous de vos vers, je vous prie Olivier m'a vanté les expertes façons Dont vous savez rimer et dire des chansons.

ALAIN s'incline, et chante en s'accompagnant sur sa viole. VILl.ANELLE.

J'ai perdu le cœur de ma raie, Le tiers dimanche de l'Àvent; Désormais je n'aimerai mie.

De ses yeux la douce alchimie Avait fait de moi son servant; J*ai perdu le cœur de ma mie.

Plus gente que Déidamie, Elle avait l'esprit à l'évent; Désormais je n'aimerai mie.

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