SCÈNE IV LE ROI, RICQUET
RICQUET, au Roi qui s'est assis de nouveau.
Bons seigneurs!... Des héros! n'est-ce pas, mon cousin? Si nous étions encor au temps du Sarrasin, Ils iraient conquérir Rhodes ou Saint-Jean-d'Acre; Ils ne rêvent que plaie et bosse et que massacre! Mon oncle, le feu roi, — que Dieu l'ait en son sein! De son vivant, était comme eux grand assassin : Il frappait comme un sourd, et d'estoc et de taille, Navrait cent ennemis... et perdait la bataille !
LE ROI
Ah ! ne plaisante pas sur mon père, bouffon.
RICQUET, exécutant un salut burlesque.
Moi, j'ai pour sa mémoire un respect très profond. Il dort à Saint-Denis, la grande basilique, Ayant sur son tombeau le lion symbolique; C'est bien. Mais, comme lui, si tu veux guerroyer, Ce n'est pas sur ceux-là qu'il faudra t'appuyer : Braves soldats, d'accord, mais tristes capitaines !