ACTE III, SCÈNE IV
Si l'on vous garde ici, ce n'est pas pour longtemps ; Demain nous entrerons dans cette place forte, Nous, par la brèche, et vous ensuite par la porte !
Il le quitte et rejoint les soldats.
DU GUESCLIN, à part.
Par saint Kado ! j'arrive à temps.
ALAIN, bas, à Du Gucsclin.
. Vous l'entendez, Messire! à cet assaut ils se sont décidés. Ah! Clotilde!... Et ne rien pouvoir! Retard funeste! Tout est perdu !
DU GUE S C L IN, de même.
Du calme, enfant! la nuit nous reste; Et nous allons tâcher d'en tirer bon parti.
Comment?
DU GU ESC LIN
J'ai tout quitté quand tu m'as averti Qu'Olivier se trouvait dans cette forteresse, Bloqué par ces maudits Anglais. Le temps nous presse, Agissons. Nous tentons un coup très hasardeux. Mais tu m'as l'air d'un gars intrépide ; à nous deux Nous inventerons bien... Attends, que j'examine... D'abord, l'assaut... et puis, sans doute, la famine
Là-bas... Occupons-nous de ces tours que voilà, Et qui m'ont l'air...
Voyant un archer s'approcher d'eux.
On nous écoute...
Haut.
In sœcula Sceculorum. Amen!
L'ARCHER, à Jackson.
Le marchand dit ses grâces.
DU GUESCLIX, bas.
C'est tout ce que je sais en latin.
LIÉN'ARDE, à Patrick, dans le fond.
Tu m'embrasses Encor, vilain Patrick!
PATRICK
Toujours !
LE SERGENT BARDOLPH, à voix basse.
Allons, du vin î
MARGOT, au bras du capitaine, passant.
Voyez-vous! moi, je suis fille d'un échevin Ayant pignon sur rue, et je n'étais pas née Pour ce métier.