ACTE III, SCÈNE II
Tout à l'heure, j'étais dans le Campo-Santo ; L'endroit est solitaire à l'heure où le jour tombe... A peine étais-je enlré, que sur plus d'une tombe Le nom de Torelli, pourtant presque effacé, A flamboyé soudain. . . et les morts m'ont chassé ! . . . Oui! tout, dans la funèbre et glorieuse enceinte, Le sol qu'on apporta jadis de Terre-Sainte, Les fresques d'Orcagna sur les murs, les tombeaux Des grands Pisans couchés dans l'éternel repos, Tout ce monde des morts s'animant sous le cloître, A cette heure où le jour commençait à décroître, M'a crié : « Hors d'ici, l'intrus et le bâtard! »
Il se cache la tète dans les mains.
Mon Dieu !
Apercevant Renzo et ses amis qui reviennent.
Quelqu'un... Fuyons...
RENZo.
C'est Severo.
SEVERO
Trop tard!
Us m'ont vu.