LORD F IN G AL L
Oh! la guerre!... Elle avait toujours eu cette rage De chasser, de monter à cheval et d'avoir Des armes... J'aurais dû l'empêcher et prévoir Qu'elle ferait un jour quelque grande folie. L'empêcher! Chère enfant! Elle était si jolie, Au galop, et sautant la haie ou le fossé !
THKATKE. — III.
Voyez-vous ! je l'aimais d'un amour insensé! Alors que commença cette guerre cruelle, Joyeux, je chevauchais botte à botte avec elle, Et sans quitter le trot, dans les étroits sentiers, Pour elle j'arrachais leurs fleurs aux églantiers, Sans voir, hélas! dans mon aveuglement stupide, La Mort, qui conduisait son cheval par la bride.
On entend quelques coups de fusil tirés dans l'éloignement. Il UT H.
Des coups de feu !
DUHCÀJt.
Mon Dieu! quelque nouveau péril!
LORD FINGALL.
S'il est mortel pour moi, Duncan, ainsi soit-il!
DUNÇAN, désignant la petite porte à gauche.
Milord, milord!... Rentrez dans votre chambre... vite!
LORD FINGALL.
Tu prévois un danger et veux que je l'évite.
Soit! Mais c'est pour te plaire, et, quand l'heure viendra,
Je suis tout préparé. . . Dora ! pauvre Dora !
Il sort à gauche.