LE PAGE
Place au Gouverneur ! . . . Place ! . . .
ERCOLE
Eh î quel est ce tapage?
RENZO
Ercole, tu vas voir le Gouverneur. Ce page Le précède toujours, chassant le peuple ainsi.
LE PAGE, écartant les gens du peuple accourus.
Allons, place, manants! place donc!
Rarnabo Spinola, vêtu avec magnificence, apparaît sur le pont. Poitia, en robe de brocart, est auprès de lui. Deux baies de hallebardiers les gardent Le barigel et ses sbires ferment le cortège.
RENZO. à Ercole.
Le voici.
ERCOLE
Diable! il est bien gardé.
RENZO
C'est qu'il tient à la vie.
De toute agression le traître se méfie. On goûte à tous les plats, et même il ne boirait Qu'en un certain cristal, qu'un poison briserait.
ERCOLE
Mais quelle est cette femme?
RENZO
Elle est assez connue. . .
Portia... Léonard l'a peinte toute nue... Le caprice du maître à sa jupe est noué, Et c'est notre or qui pleut sur cette Danaé.
ERCOEE, riant.
Que ne suis-je ducat!...
RENZO
Ercole, prends donc garde...
Il me semble que c'est par ici qu'il regarde.
Pendant ce dialogue, Barnabo a descendu lentement la scène, parlant à l'oreille de Portia qui sourit; puis il a fait signe au barigel et lui a dit quelques mots à voix basse, en désignant la maison de Sandrine
LE BARIGEL, répondant à Barnabo.
Lui-même, monseigneur, l'enfant aux cheveuxjblonds.