‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 95 sur 251 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

Les Mêmes, moins BARNABO ET PORTIA, puis SEYERO.

ERCOLE, àSandrino.

Ah! courageux mignon !... Voici mes mains, prends-les! Dans ce corps enfantin, quelle âme brave et forte!

RENZO

Eh bien, ami, tu vois que Pise n'est pas morte!

En ce moment, Severo, sortant de l'église, parait sur le parvis.

Va ! va! nous châtierons quelque jour ce bourreau.

SANDRINO, à un groupe de gens du peuple resté au fond du théâtre.

Ah ! compagnons, c'est lui ! C'est notre Severo !

LES GENS DU PEUPLE, s'avançant à la rencontre de Severo.

Salut, seigneur!

S E V E RO, les saluant de la main.

Merci ! Salut et bonne chance, Mes amis !

SANDRINO.

Le voilà, l'enfant de la vengeance,

Le fils des Torelli, qui nous délivrera !

SEVERO, à une femme qui porte un petit entant.

Ah ! ma bonne, je sais qu'hier on enterra Ton mari. Maintenant, te voilà sans ressource, Ma pauvre Luisina... Tiens, accepte ma bourse.

LA FEMME DU PEUPLE, inclinée sur la main de Severo qu'elle vient de baiser.

Veux-tu me rendre heureuse?

Oui. . . De quelle façon ?

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