‹ ThéâtreChapitre 179 sur 191 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

Je l'ai prouvé. Qu'il sache, aussi, que je suis Roi ! — Passons. L'armée?

LOUYOIS.

Au grand complet, malgré la trêve.

Mais, comme le canal du Languedoc s'achève, Nos soldats, devenus terrassiers et maçons, Auront bientôt fini les travaux.

Bien ! passons. — La flotte?

LE MARQUIS DE SEIGNELAY

Nous avons, au moment où nous sommes, Cent quatre-vingt-dix-huit navires, cent mille hommes. Je viens de recevoir le compte officiel.

LE ROI

Votre père a fini cette œuvre, grâce au ciel! Colbert nous laisse là des forces bien solides.

LE MARQUIS DE' SEIGNELAY

A propos, Sire, on a remis aux Invalides Le butin que Duquesne a rapporté d'Alger. Pour les canons, c'est bien : nous allons les ranger Sur leurs affûts, devant l'hôtel, en batterie.

THÉATUE. — II. -0

30i i MADAME DE MAINTENON.

Mais que faire à présent des drapeaux, je vous prie ? Leur place, cependant, est dans cette maison.

LE ROI

Ma foi ! je ne sais trop.. .

Montrant M"10 de Maintenon.

Consultez la Raison.

C'est, dans tout embarras, ici que j'en appelle.

Ne peut-on les suspendre aux murs de la chapelle, Sire? Toute victoire, ici-bas, vient de Dieu.

Que disais-je? — On suivra, Madame, votre vœu. Je vous reconnais là... Toujours pieuse et sage !

Aux ministres.

Ensuite ?

LOUYOIS.

Nous avons payé, selon l'usage, La dépense — en voici le mémoire acquitté — Pour le Jardin du Roi, qui s'est fort augmenté, Pour la Ribliothèque et les Académies.

Mais nous devons songer à des économies. Sire, c'est ruineux! Il faut y réfléchir.

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