‹ ThéâtreChapitre 22 sur 191 · PROLOGUE D'OUVERTURE · texte numérisé non relu

PROLOGUE D'OUVERTURE

Nous voulons faire encore éclater, ô poète, Le retentissement de ton grand rire honnête! Vous viendrez après lui, vous tenant par la main. Racine, doux Français, Corneille, fier Romain; Car l'admiration à jamais vous contemple Comme trois dieux égaux, réunis dans un temp Ils vous suivront, vos fils, et parfois vos rivaux, Qui se nomment Regnard, Beaumarchais, Marivaux. Et, pour qu'aux yeux du peuple assemblé devant elle Grandisse encor l'éclat de leur œuvre immortelle, Sur laquelle le temps destructeur passe en vain, Nous décidons qu'un art exquis, qu'un art divin, Que la chère musique à leurs drames s'allie. Mt'iidelsolm gémira dans les chœurs d'Athalie; Et quand, sur les carreaux de velours, Chérubin Vers sa belle marraine en robe de satin Lancera son soupir dans sa chanson câline, Mozart habitera la douce mandoline ; Et lorsque, sous la toge et le bonnet carré, Argan implorera le D'ujnus intrare, Priant, ô Faculté! qu'enfin tu le distingues, L'arc triomphal géant que lui font les seringues Entourera son front, par les drogues pâli, Au son des violons chevrotants de Lulli ; Et, plaisir de l'esprit joint au charme physique,

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