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PROLOGUE D'OUVERTURE

Nous vous enivrerons de vers et de musique!

Mais, comme les petits sont conduits par les grands,

Si nous avons les fils, nous aurons les parents.

Ceux-ci connaissent bien, du moins j'aime à le croire,

Les classiques beautés de l'ancien répertoire ;

Nos rôles, ils pourraient les réciter tout bas.

Donnerons-nous du neuf à ce public? Non pas!

Nous avons beaucoup mieux. Nous voulons qu'il connaisse

Le théâtre applaudi du temps de sa jeunesse.

Donnons-lui donc du vieux, si vieux. . . qu'il soit tout neuf !

Et nous remonterons avant quatre-vingt-neuf.

Nous irons demander pour eux au bon Sedaine

Sa fine émotion et sa larme soudaine;

Et Collé, laissant là ses vers de chansonnier,

Va conduire Henri quatre au toit du charbonnier.

Pour leur goût suranné réclamant l'indulgence,

Les amoureux naïfs de Wafflart et Fulgence,

En style troubadour, diront des madrigaux

Aux ingénuités en manches à gigots ;

Le mauvais Philibert, dont Picard fit un type,

Va jouer au billard et rallumer sa pipe;

Et Scribe — mais l'ancien, le traditionnel ! —

Joindra la jeune veuve au jeune colonel.

Que dis-je? Pour charmer votre oreille attentive,

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