‹ ThéâtreChapitre 127 sur 219 · LES MÊMES, PAUL, LES CAPTIVES · texte numérisé non relu

LES MÊMES, PAUL, LES CAPTIVES

Il montre une jeune fille qui marche en tête d'un groupe de cinq autres, toutes jolies, le buste à peu près nu, et les jambes serrées dans des pagnes aux couleurs très vives. Elles sont précédées de Boussoro et entourées de soldats. A leur suite, vient le Français dont a parlé le roi. C'est un homme d'une trentaine d'années, robuste.

KIGÉRIK, s'approchant de la première jeune fille. C'est Sitambili?

LE ROI

Oui, et je te la donne avec quatre autres. (A Boussoro.) Sépare celle qui n'est pas pour le prince. (Boussoro prend par le bras une fillette de quatorze ans et la met à l'écart.)

A présent, voici ton lot. Sitambili d'abord, et puis ces quatre-là. Que dis-tu de ce petit troupeau?

KIGÉRIK, enthousiaste.

Sitambili! Oh! Oh! Voilà une femme!... (Il passe une revue minutieuse des cinq prisonnières, qui s'y prêtent avec une passivité complète.) Ma foi, toute réflexion faite, peut-être que je lui préfère celle-ci. (Du doigt il désigne une femme aux formes graciles.)

LE ROI

Elle est un peu maigre... Est-ce que tu as des goûts d'Européen, maintenant?...

KIGÉRIK

Est-elle si maigre ?... (Il fait signe à la femme d'approcher, elle avance, indifférente. Il la prend par un bras et la fait pivoter

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