PAUL, LOUISE
Paul est étendu sur un canapé, les yeux grands ouverts regardant le plafond. Louise entre, s'approche sans attirer son attention et l'examine. Enfin il tourne la tête, l'aperçoit, et, d'un bond, se trouve debout devant elle.
PAUL, tout à fait homme du monde, s'inclinant et lui baisant la main.
Mille pardons, Mademoiselle, je ne vous avais pas entendue... (Souriant.) En ce moment la tenue de ma maison laisse un peu à désirer...
LOUISE
Allons, ne perdons pas notre temps à jouer aux belles manières... Traitez-moi en amie, je le mérite... Mon affection pour Régine, ma sympathie pour vous, le désir de mettre d'accord ces deux sentiments, voilà d'excellentes raisons pour que vous me donniez votre confiance... D'abord, comment allez-vous?...