I. IV, II
SUR AMARILLIS I 29
simplicité de rhabillement de berger ', et le poète n'avaiîil pas cté obligé d'intercaler dans le rôle de Tyrène, à la fin du premier acte, ces quatre vers, destinés à préparer le spectateur au trop riche costume d'homme qu'elle allait revêtir :
Je t'en fais présent d'un (habit), dont l'éîofle éclatante Doit être avantageuse à ta beauté charmante; Sa broderie est riche, et jette des éclats Qui pourront rehausser celui de tes appas.
« Enfin, quand des détails grossiers ' ou des fautes de goût', qui choquaient dans la Cclimcnc, ont disparu de VAmarjrllis, c'est bien à Tristan qu'il en faut savoir gré, à lui encore, quand une image meilleure ou une expression plus heureuse ont remplacé dans VAjnaryllis une image démodée ou quelque mot vieilli de la Célimènc. Les vers de la Cclimène rajeunis dans VA.maryllis sont fort nombreux :
Et de quelque côté que je dresse mes pas... ( Cclimène , I, i )
1. Segrais, loc cit. : « Les comédiens ouvrirent la scène, vêtus en bergers et en bergères, avec toute la propreté et le bon air qui peut relever la simplicité ds cet habillement. » Simplicité toute relative d'ailleurs, puisque, vers la môme époque, l'abbé d'Aubignac nous dit que les bergers de théâtre portaient « des habits de soie et des houlettes d'argent •> {Pratique du Th., liv. IV, chap. VII, éd. de 1657, p. 447).