SCENE
HVICTIESME.
CIRVS, ARASPE.
CIRVS.
Raspe, ceste belle a demandé ta vie :
Et i'ay facilement contenté son enuie
TRAGEDIE. r,i
Que dis tu de Cirus et de cette Beauté?
ARASPE
le dis que vous auez tous deux trop de bonté!
CIRVS.
Et bien, dis moy, l'amour est-elle volontaire?
Ne te donnois-ie pas vn auis salutaire
Quand ie te destournois de la voir si souuent?
ARASPE
le suis par ce mal-heur deuenu plus sçauant?
CIRVS.
Au reste, ie te fais vne expresse deffence De luy dire iamais vn seul mot qui l'offence.
ARASPE
Hé, Sire, à l'offencer ie n'ay iamais pensé;
Les Cieux me sont tesmoins que ie suis l'offence.
Fin du troisiesme Acte.
PANTHEE,
ARGVMENT
DV
QVATRIESME ACTE.
I. Abradate résolu de seruir Cirus à la persuasion de Panthée;ne peut entendre les louanges qu'elle donne à ce Monarque, sans en conceuoir quelque jalousie , et sans en faire paroistre Témotion ; Panthée remet son esprit, par Tingeniie expression d'vne Ame chaste et courageuse au dernier poinct. 2. Cirus paroist en son Conseil de Guerre; où les deux Roys se font les premiers complimens, et parlent des ordres dVne bataille qui se doit donner.